J'habite dans un lieu que les autres appelleraient un pays, mais ici, ce mot n'existe pas. Ici, personne n'appartient à une nation dont les frontières sont comme les murs d'une prison, personne n'appartient à rien ni à personne, chacun est libre, libre de penser, libre d'agir, ... Liberté des hommes, mais aussi libertés des êtres vivants en général ; en effet, vous ne trouverez aucunes cages, aucunes barrières, bref, rien qui puissent tenir un homme ou un animal prisonnier. La chasse y est interdite, à quoi ça sert de tuer des pauvres êtres innocents ? Qui ne demande rien à personne si ce n'est de pouvoir vivre en paix !
Nos maisons n'ont ni portes ni clefs. Elles sont ouvertes à tout le monde, n'importe qui peut venir s'y installer. D'ailleurs, elles n'appartiennent à personne. Les maisons sont là, simples abris au milieu de la nature. On aime changer de lieu assez souvent. On y rencontre toujours beaucoup de monde.
Le soir, quand le soleil commence à se coucher, les maisons se remplissent peu à peu. L'hiver, nous allumons un feu dans la cheminée et nous nous asseyons autour pour discuter. L'été, au contraire, nous nous installons sur les grandes terrasses pour profiter des rayons du soleil tout en discutant.
A l'intérieur des maisons, aucune pièce n'a de nom, aucun meuble n'est fixé et chacun est libre de les déplacer si besoin. De grandes baies vitrées amènent la lumière, le jour et l'obscurité, la nuit. On se croit à l'extérieur tant le panorama est vaste. Le paysage s'étend au loin, on y voit des montages aux sommets enneigés, on y distingue aussi un fleuve où se déplacent quelques bateaux qui nous permettent de nous rendre sur l'île d'en face. Sur cette se trouve une plage au sable blanc où les gens aiment se reposer quelques instant Cela procure un sentiment de liberté encore plus intense. En fait, les villes n'existent pas. Pas de rues, de routes, de voitures, pas de stress, rien que la nature, le calme et le confort.
Beaucoup de choses ici sont basées sur la confiance mutuelle entre les gens, la confiance est un art c'est vrai, mais sans elle nous ne sommes pas grand chose, car si nous n'avons confiance en personne ou si personne n'a confiance en nous, on se retrouve bien vite seul, et la solitude n'est pas une chose très commune chez nous
L'argent sert à posséder, mais ici, nous le savons bien, personne ne possède rien, donc l'argent n'existe pas. Il existe bien des supermarchés, mais sans caisses. Ce sont des entrepôts où chacun dépose ce qu'il veut et/ou se sert de ce dont il a besoin. Personne ne prend en surplus. La modération est le premier atout pour la stabilité de notre économie.
Comme l'argent n'existe pas, le travail n'est pas obligatoire. Chacun s'occupe comme il veut, chacun décide s'il veut travailler ou non aujourd'hui, chacun décide le métier qu'il veut faire et il est libre d'en changer à tout moment. Ici, nous laissons en paix ceux qui veulent partir à la découverte d'endroits inconnus. Cela nous attriste, mais nous ne sommes pas égoïstes, nous les laissons partir sans essayer de les retenir, ils sont libres après tout ; et puis, le meilleur atout est la tolérance.
Le jour, la nuit, l'été, l'hiver : voilà les seuls systèmes de temps que nous connaissons. Pas de fuseaux horaires, pas de mois, pas d'années, pas de minutes, pas d'heure, juste le temps qui passe et repasse éternellement. En ce lieu, il n'y a pas d'horloges, ni de montres, car celui qui regarde l'heure, c'est juste par habitude ou parce qu'il est stressé, parce qu'il aimerait que le temps passe plus vite ou bien au contraire que l'instant qu'il vit ne s'arrête jamais. Non ! Ici, on vit au jour le jour, sans se soucier du lendemain (la vie est trop éphémère pour cela). Le matin, lorsque je me réveille, je ne sais pas l' heure qu'il est. Et dans un sens cela m'est égal, je sais juste que c'est le début de la journée, car le soleil, me le dit. A l'extérieur, le soleil brille, il commence déjà à faire chaud. Je sais que nous sommes au début de l'été dans ce mois que les autres appelleraient juin. Mais ici, le temps n'a pas de nom. Nous ne connaissons que le rythme du soleil et des saisons
Dans ce monde, les religions n'existent pas, nous ne sommes pas spirituels, nous ne nous inventons pas d'histoires, nous préférons les vivre. Personne ne veut être mené par une sorte d'idéologie fictive. Tout le monde est égal, par conséquent, personne n'a besoin de se créer un supérieur divin et aucun individu n'en domine une autre, l'endoctrinement est un mot qui chez nous est inexistant. Grâce à cette façon de voir les choses, concurrence et rivalité sont quasi inexistantes, on ne se bat pas au nom d'un homme ou d'une religion. Nous sommes libres de choisir notre chemin, nous sommes maîtres de notre destin.
Par contre, nous rêvons, nous nous laissons bercer par le vent puis nous nous endormons et de notre sommeil naissent des rêves, ces rêves qui nous donnent envie chaque jour d'un peu modifier notre vie. Nul n'a le pouvoir d'interdire les rêves. Nos songes nous appartiennent, c'est la seule chose qui nous appartient vraiment, mis quelle chose ! une chose bien importante parce que sans elle l'existence serait comme un ciel sans oiseaux, comme une mer sans poissons, bref la vie serait bien triste et monotone
Nous accordons également beaucoup d'importance (comme dit précédemment) aux dialogues, nous discutons de tous et de rien mais aussi en cas de problème entre nous, nous ne restons jamais sur un conflit ou sur un malentendu nous discutons de ce «problème » avec la personne concernée pour tirer l'affaire au clair. Qui dit discussions, dit aussi mots, et nous accordons également une énorme importance aux mots, avant d'être dits, ils sont réfléchis par les interlocuteurs pour veiller à ne blesser personne, (ici, nous savons bien que les mots sont des sortes de flèches qui atteignent leur cible en plein c½ur en laissant parfois une marque indélébile, c'est ce que nous voulons éviter le plus possible). Un mot est importance ici, ce mot, c'est RESPECT, respect des uns, respect des autres, respect des différences culturelles ou sociales.
Ce qui est bien ici, c'est que le monde n'attend pas des gens d'être bien supérieurs les uns par rapport aux autres. Je m'explique : le vouvoiement n'existe pas. Pourquoi existerait-il ? En cet endroit, tout le monde se comprend, seule la tolérance est le maître mot, seule la considération compte.
Personne ne se vouvoie car aucun citoyen n'est pas plus maître qu'un autre.
L'amour et l'amitié sont des valeurs qui sont également très présentes, j'irais même jusqu'à dire qu'elles sont importantes dans nos vies, ce sont deux «forces » qui nous permettent d'avancer dans la vie, qui sans elle nous ne serions pas grand chose ! Ce sont des biens précieux qu'il faut entretenir pour les garder. Ce qui dans ce monde est facile car les disputes sont rares, le dialogue est quant à lui courant ce qui permet de toujours régler assez vite les quelques rares problèmes qui peuvent arriver de temps à autre.
Pour conclure, je vous dirai donc que ce monde est un monde de paix, de joie, de bonheur, de confiance, d'amitié et d'amour, et surtout de respect et de liberté. Un monde où le rêve a une place dans la vie, où il permet de voir la réalité plus belle que ce qu'elle est dans votre monde à vous où c'est la guerre, le carnage et la haine qui domine. Ces rêves qui sont le reflet de notre âme qui ne demande que calme, espérance et/ou parfois un peu d'insouciance, comme pour se mentir à soi même en se disant que tout est rose. Tout est rose dans ce monde oui ! mais dans la vrai monde, celui bien réel dans lequel nous vivons, c'est autre chose ! !
décembre 2005(examen!!)